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Les Égrégores

Le secret des Dieux
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Les esprits, les divinités, les démons, les anges sont des égrégores, c'est-à-dire des énergies psychiques engendrées par les croyants. Généralement, ces forces psychiques qui habitent le subconscient et l'inconscient collectif asservissent les hommes et les maintiennent dans des croyances restrictives. Le pouvoir des religions et des sectes repose sur le pouvoir d'attraction de ces égrégores. Lorsque l'homme prend conscience de la véritable nature des divinités et qu'il réalise que ce sont les hommes qui créent les dieux, et non le contraire, il peut se libérer de leur influence. Dès lors, il peut choisir de les utiliser consciemment pour augmenter sa propre puissance. Le simple croyant est l'instrument soumis des religions, alors que celui qui est initié à la connaissance des égrégores ne se soumet à aucune religion. Il ne se laisse récupérer par aucune secte.

Autrefois, la religion des romains prescrivait d'utiliser la puissance des dieux pour satisfaire ses propres désirs. Les païens ne se soumettaient pas aveuglément aux dieux; mais ils leur commandaient en maîtres. Ce point fondamental est ce qui différencie l'initié du profane, le polythéiste du monothéiste.

« Les Romains implorent les dieux non pour les honorer, mais pour se les concilier; non pour avoir la force d'obéir à leur volonté, mais pour les plier à leurs désirs. » (J. Chevalier)

La véritable liberté consiste à échapper à volonté aux égrégores qui nous mettent mal à l'aise et à utiliser sereinement la puissance de ceux qui nous apporte ce dont nous avons besoin. La recherche du bonheur personnel est le but de l'initié. Peu lui importe de servir la cause d'une religion. Il communie directement avec l'invisible, sans faire appel aux castes sacerdotales dont le seul véritable souci est le maintient de leurs prérogatives sur les fidèles.

Les égrégores ne sont pas de simples créatures imaginaires, mais des forces agissantes qui se nourrissent des pensées et des émotions de ceux qui croient en eux. Nous allons en étudier quelques-uns dans ce livre.

La véritable initiation est la connaissance des égrégores. L'initiation permet de se libérer de l'influence funeste d'un mauvais égrégore et de s'approprier l'énergie positive d'un égrégore bienveillant. Les divinités sont des créatures psychiques autonomes et immortelles. Les dieux se nourrissent des rites et des rituels que leurs offrent leurs adeptes. La mort d'un culte n'entraîne pas la mort d'une divinité. Même si un grand nombre de divinités païennes ont sombré dans l'oubli au cours des âges, ces créatures psychiques sont immortelles et continuent de vivre dans les abysses de l'inconscient. Elles s'enfoncent dans les profondeurs, prêtes à resurgir dès que deux ou trois humains s'assembleront pour les réveiller. Plus une religion a d'adeptes, plus il y a de cérémonies religieuses et plus les dieux acquièrent de puissance. C'est la pratique religieuse qui donne de la force aux dieux. Le mot office signifie devoir. L'office divin est le devoir du croyant qui nourrit la divinité de sa prière. Les dieux sont tonifiés par les pensées, les paroles et les actes des croyants. Les animistes pensent que c'est le sang des sacrifices qui fortifie les dieux. En réalité, c'est l'émotion produite par le rituel. Plus une cérémonie est spectaculaire et plus elle dégage d'énergies psychiques nutritives. C'est l'énergie émotionnelle qui nourrit la divinité. Pour être nourricière, l'émotion doit être véritable, c'est pourquoi les hommes ont fait appel à des symboles puissants, comme le sang du sacrifice. La plupart des dieux ont été nourrit avec le sang des sacrifices, même Yahvé, le dieu d'Israël. Pour les fidèles de Yahvé, le sang était un aliment tabou réservé à leur dieu.
Le subconscient tient pour vrai ce qu'il perçoit par l'intermédiaire des sens. Il croit ce qu'il voit, sens, entend et touche par le moyen du corps physique. La croyance religieuse vient des profondeurs, elle est involontaire. La foi est forgée par le réveil des forces abyssales, généralement lors de l'assistance à une cérémonie religieuse riche en émotions. Ce réveil peut se produire à tout âge, mais c'est souvent pendant l'enfance, quand l'esprit est encore facilement malléable, que naît la foi religieuse.

Parmi les nombreuses religions qui existent ou ont existé, les religions polythéistes sont les plus ouvertes, parce qu'elles admettent l'existence d'une pluralité de divinités. Les religions les plus sectaires sont les religions monothéistes qui n'admettent qu'un seul dieu et nient l'existence des autres divinités.
Il est souvent difficile de briser les tabous dont s'entourent les sectes et les religions. La notion de sacré qui enveloppe une croyance, une tradition, un objet, un lieu ou une personne, rend les croyants très susceptibles. Le non-respect du tabou est considéré comme un grave sacrilège. La violation du tabou religieux déclenche une réaction très agressive de la part des « gardiens de la tradition », qui sont généralement les membres d'une caste sacerdotale qui craignent de perdre leur pouvoir et leur autorité ou des propagandistes fanatisés qui redoutent de perdre leurs certitudes. Le tabou religieux repose sur la terreur. Le tantrisme véritable ou voie de la main gauche, qui n'a rien de commun avec le pseudo-tantrisme qui est pratiqué en Occident, prescrit la violation des tabous pour se libérer des limitations humaines. Son équivalent occidental est le satanisme.
Les principaux interdits du monothéisme biblique et coranique concernent l'adoration d'autres divinités et la liberté sexuelle.

Depuis Moïse, les religions bibliques n'ont pas hésité à profaner les sanctuaires des religions païennes qu'elles exècrent.

« Renversez tous les lieux où les nations dont vous possèderez la terre ont doré leurs dieux sur les hautes montagnes et sur les collines, et sous les arbres couverts de feuillages. Détruisez leurs autels et brisez leurs statues, brûlez leurs bois sacrés, réduisez en poudre leurs idoles, et effacez de tous ces lieux la mémoire de leur nom. » (Deutéronome : 12, 1.)

Le but ultime du monothéisme est l'éradication du vieux paganisme, afin d'imposer à tous les hommes une religion universelle fondée sur la croyance en un dieu unique. C'est essentiellement ce but que visent l'oecuménisme et le dialogue islamo-judéo-chrétien.
Heureusement pour les polythéistes et les hénothéistes, l'unité au sein du monothéisme reste encore une utopie.
Chaque individu est attiré par le groupe qui lui correspond, selon son cheminement personnel et son évolution. Au cours de sa vie, un individu peut rejoindre différentes religions, différentes églises ou sectes et entrer en contact avec différents égrégores. À la longue, cette quête se révèle libératrice. Seuls ceux qui restent figés dans un dogme ou une tradition se ferment toute possibilité d’évolution spirituelle.
Les divinités sont bonnes ou mauvaises selon les croyances qui les nourrissent. Dans les tous premiers temps de leur création, les égrégores sont mortels, jusqu'à ce que les offrandes et les sacrifices leurs procurent l'immortalité.
Yahvé est un égrégore engendré par le clan abrahamique. Il n'est pas le créateur du ciel et de la terre. Le Dieu véritable, c'est l'Univers, le Tout, le Cosmos. Le mot Vie est préférable au mot Dieu. Il exprime mieux la réalité des choses. La vie est bonne, elle n'a rien de commun avec Yahvé, l'égrégore pudibond et coléreux qui a été fortifié par les innombrables sacrifices et holocaustes de la religion mosaïque. La Vérité est panthéiste. L'Univers, la Vie n'ont rien de commun avec le dieu d'Israël.
Cette croyance selon laquelle Yahvé est le dieu créateur du monde s'enracine dans la mythologie juive. De nombreux peuples ont imaginé des divinités créatrices. C'est une façon de s'approprier le mystère de la Vie. Les cathares sectaires jugeaient le monde mauvais et prétendaient que la matière et la chair étaient les créations du diable. Ils étaient assez proches de la pensée bouddhiste, monastique et ascétique qui rejète la vie et ses plaisirs. Ces sectes ennemies de la chair haïssent la Vie.

Pour parvenir à une claire compréhension du monde invisible, il faut dépasser toutes les fausses croyances, toutes les superstitions religieuses. Les chefs religieux n'ont même pas conscience de servir des égrégores et prennent très au sérieux la fonction « sacrée » que leur défèrent la masse des croyants. Pour entrer en relation avec un égrégore, le clergé n'est pas indispensable.
Chaque homme, chaque femme est capable d’établir une relation personnelle avec la divinité de son choix. Toutes sont directement accessibles, pour peut qu'on ait quelques notions du phénomène religieux.
La véritable initiation spirituelle consiste à avoir une claire compréhension des égrégores. Cette connaissance libère de la peur et de la culpabilité. Elle permet d'éviter l'influence des égrégores répressifs, ceux qui ont été créés pour asservir les masses et de choisir les bons, ceux qui épanouissent l'individu. Les mauvais égrégores possèdent ceux qui leur font allégeance.
La personnalité d'un individu possédé par un égrégore tyrannique est complètement déformée, voire annihilée. Ce genre d'égrégores despotiques causent des maux parfois irréversibles. L'initié est celui qui est capable d'utiliser la puissance d'un ou plusieurs égrégores pour rendre sa vie plus heureuse. Il peut aussi créer des égrégores protecteurs qui seront pour lui des alliés de pouvoir. Le pouvoir de créer des égrégores est enseigné par la science chamanique.

Les sectes et religions sectaires engendrent des égrégores tyranniques qui sont très néfastes. Si on est victime de l'un d'eux, il est possible de se libérer de leur mauvaise influence. Le secret? Il suffit d'accomplir les actes que ces égrégores détestent et ils fuiront loin de vous. Le processus de libération est simple. Premièrement, couper tous liens avec les adeptes d'une secte ou d'une religion qui nourrit un égrégore malsain. L'important est de s'abstenir de participer au culte qui fortifie l’égrégore dont on veut se libérer. Dans les premiers temps, après avoir chassé l’égrégore pernicieux, il est conseillé d'attirer l'influence d'un égrégore antagoniste de l’égrégore funeste. Ce nouvel égrégore jouera un rôle protecteur. Sans cela, l’égrégore chassé reviendra en force et l’état de la personne sera pire qu'avant.
Par la méditation, l'initié peut se construire une carapace contre tout choc en retour. L’égrégore continu de roder dans le subconscient, il hante la personne qui l'a chassé de son esprit et cherche une faille par laquelle il pourra revenir occuper sa demeure.
La meilleure façon de méditer est de s'asseoir en tailleur sur un tapis, face au Nord. Il est préférable d'enlever tous ses vêtements et de demeurer dans la nudité totale. On choisira un lieu ou l'on ne risque pas d’être dérangé, comme sa chambre à coucher. Devant soi, il faut placer une bougie allumée et concentrer son regard sur la flamme. Les yeux doivent rester ouvert et fixer la flamme sans sourciller. Après quelques temps, les yeux s'habituent à cet exercice. Il faut respirer calmement et faire appel à un ou plusieurs égrégores connus pour leur pouvoir libérateur et régénérateur. On récitera leurs noms mentalement ou oralement, plusieurs fois de suite, jusqu’à ce que leur présence soi perceptible. Cet exercice doit être renouvelé chaque jour, de préférence le soir, avant de se coucher. En une ou quelques semaines, le contact sera fermement établi. Une passerelle sera jetée entre vous et l'égrégore que vous aurez choisi pour vous protéger.

Est initié quiconque connaît le secret des dieux. Seul l'initié est capable de maîtriser ces puissances invisibles. L'initié sait qu'il existe une multitude d’égrégores. Il est impossible de vivre en société sans entrer en contact avec un égrégore.

L'initié s'efforcera de devenir le temple d'un égrégore qui le conduira vers l'épanouissement personnel et la réalisation de ses désirs.

La vieille religion naturelle et animiste, c'est le paganisme universel qui nous relie à la multitude des égrégores. La base du paganisme repose sur la multiplicité des dieux. Dans le paganisme, chaque individu peut trouver la divinité qui lui correspond.

Cette liberté de choix n'existe pas dans le monothéisme. Cette doctrine restrictive est fondée sur l'obligation d'adorer un seul dieu. L'intransigeance et le sectarisme du monothéisme sont directement responsables de l'athéisme grandissant. Dans l'hindouisme et chez les peuples polythéistes, la foi païenne est demeurée intacte. Des dieux vieux de plusieurs milliers d'années sont présents partout et ils partagent la vie quotidienne des hommes.


Les différents égrégores religieux :

Les premiers égrégores religieux ont été engendrés pendant la préhistorique. Les premiers hommes ont divinisé les morts et créé le culte des ancêtres ou mânes. La mort fait peur à tout homme normal. Les morts sont associés à la peur de la Mort.

Dans la pensée religieuse païenne, leur culte permet d'apprivoiser la Mort en s'assurant la bienveillance des défunts. Les premiers hommes ont divinisé les forces de la nature, les éléments et certains animaux. C'est généralement les attributs de férocité ou de puissance de certaines espèces animales qui ont poussé les premiers hommes à créer les premiers égrégores animaux.

Le dragon mythique est une survivance de la connaissance des dinosaures qui existe encore dans le cerveau reptilien de l'homme.

Les reptiles sont à l'origine des mammifères, des poissons et des oiseaux. Les égrégores ou divinités animales communiquent aux hommes la férocité ou la puissance des animaux auxquels ils sont liés. Les égrégores liés aux forces de la nature, permettaient aux premiers hommes de maîtriser leur peur des éléments déchaînés, comme la tempête ou la foudre. L'activité parfois impressionnante des forces de la nature a inspiré aux premiers hommes le sentiment qu'elles étaient vivantes. De ce sentiment est né la croyance aux esprits de la nature.

L'angoisse de la mort, des forces naturelles ou animales qui dépassent largement la faiblesse des hommes est donc à l'origine des dieux. Les égrégores animaux engendrés par les cultes chamaniques et animistes de la préhistoire vont perdurer avec les religions et magies polythéistes, notamment dans la mythologie égyptienne et dans la mythologie hindouiste. Le culte des animaux sacrés et des dieux animalisés est une caractéristique du paganisme. Seule la mythologie yahviste se montre radicalement hostile aux égrégores animaux des nations païennes. 
Dans la religion mosaïque, le sang et la chair de certains animaux domestiques étaient offerts en sacrifices et holocaustes sur l'autel de Yahvé, le dieu invisible. Le christianisme et l'islam ont hérité de la religion mosaïque sa haine des égrégores animaux. Le catéchisme de l'Église catholique veut maintenir une barrière infranchissable entre les hommes et les animaux.

Ces derniers sont jugés inférieurs et indignes de droits. Même l'affection leur est refusée. Ce discours rigide est dans la logique du judéo-christianisme qui s'est toujours montré hostile au culte païen des animaux sacrés. Les égrégores animaux nous relient à notre passé totémique. Les animaux sont nos frères et beaucoup éprouvent des sentiments proches des nôtres, particulièrement chez les mammifères. Ils ont l'innocence et la cruauté des enfants humains. Les animaux éprouvent la peur, la souffrance, la tristesse, la faim, la soif, la fatigue, le plaisir, la joie, tout comme nous. De par leurs capacités intellectuelles, les hommes sont des mutants, mais leur corps est celui d'un primate. L'homme est un mammifère. Il appartient au monde animal.

Les dieux-animaux qui vivent dans l'inconscient profond nous enracinent dans ce monde qui fut le nôtre, autrefois. La civilisation judéo-chrétienne nous a coupé de nos racines animales.


Conclusion :

Les dieux, les déesses, les démons existent véritablement, mais les religions officielles nous trompent sur la véritable nature de ces énergies. Car ce sont bien des énergies psychiques engendrées par les hommes. Ce sont les hommes qui créés les divinités grâce au pouvoir du subconscient. Cependant, ces forces ne sont pas des chimères, elles ont une existence réelle dans le psychisme humain. Le moi peut facilement être balayé par les énergies qui habitent l'inconscient. Le subconscient, l'inconscient sont encore des mystères que la science est loin d'avoir complètement exploré. Le monde psychique échappe à notre compréhension du monde. Le paradis et l'enfer existent et ils sont en nous. Ce sont des états émotionnels, des « lieux » qui n'existent qu'en esprit et que seuls des états d'extases mystiques, des transes chamaniques, des altérations de la conscience produites par l'épuisement, les substances psychotropes, les rêves peuvent révéler à la conscience humaine.

La véritable initiation est la connaissance des égrégores. Cette connaissance libératrice donne à l'initié un pouvoir qui lui permet de transcender toutes les religions existantes. L'initié est le maître des dieux parce qu'il connaît leur secret.

Il sait que c'est l'homme qui a créé Yahvé et non le contraire. Cette notion fondamentale libère de toutes les peurs, de toutes les superstitions dont les exploiteurs de l'angoisse existentielle profitent trop souvent. L'initié rejette les dogmes et les clergés institués qui prétendent détenir et imposer la Vérité. La connaissance libératrice le place au-dessus de toutes les fausses croyances, au-dessus de toutes les superstitions.

L'initié rejette également l'athéisme. L'incroyant se prive de l'aide précieuse apporté par les égrégores religieux. L'athée subit l'influence incommodante d'autres égrégores, sans en avoir véritablement conscience. Il n'y a pas que les égrégores religieux qui règnent sur l'humanité. Les hommes ont engendré d'autres forces psychiques qui influencent notre volonté. Ces forces invisibles, ce sont les égrégores sociaux, raciaux, nationaux, politiques, familiaux et ceux qui ont été engendrés par notre propre karma.
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